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« A l’OL un président en préretraite, un propriétaire éloigné et des doutes sur le départ »

John Textor (à gauche) et Jean-Michel Aulas après l’annonce du rachat de l’Olympique Lyonnais le 21 juin. OLIVIER CHASSIGNOLE contre AFP

Appelez cela une révolution dans la continuité. Une ère de trente-cinq ans s’est achevée pour l’Olympique Lyonnais (OL) avec son acquisition en juin par l’investisseur américain John Textor. Jean-Michel Aulas, président depuis 1987, le restera encore au moins trois ans, selon l’engagement du nouveau propriétaire.

L’OL, qui débute la saison de Ligue 1 2022-2023 en accueillant Ajaccio le vendredi 5 août (21h00), bascule dans les eaux de la mondialisation financière du football, et entre donc dans cette nouvelle ère avec son ancien entraîneur, après un saison ratée et alors que « JMA » ne tient plus la barre avec le même succès depuis quelques années.

Cependant, le choix d’une transition en douceur est compréhensible. Rarement un club n’aura été aussi intimement identifié à son président, seul maître à bord, omniprésent dans les médias et seule vraie star lyonnaise de ces trois décennies et demie, loin devant n’importe quel joueur.

Crise de gouvernement, crise de passion

La valorisation du club à 800 M€ indique à elle seule son succès à la tête de l’OL. Le chiffre est exceptionnel pour un club français, hors PSG : l’Olympique de Marseille a été racheté par un compatriote de John Textor, Frank McCourt, pour 45 millions en 2016.

A la rigueur financière et à une politique sportive intelligente, Jean-Michel Aulas a ajouté le développement des infrastructures, dont le grand stade de Décines-Charpieu est le fleuron. La qualité du plateau lyonnais n’est plus à démontrer et le secteur féminin règne sur l’Europe avec ses huit Ligue des Champions.

Pourtant, depuis la suprématie nationale des années 2000 (sept …

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