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Coupe du monde 2022 au Qatar : le drame des travailleurs migrants continue

Un cauchemar quotidien pour les travailleurs de l’ombre. Comme le souligne le journal britannique The Guardian, dans un article entaché de Courrier International, les conditions de vie des travailleurs migrants travaillant sur les chantiers de la Coupe du monde de football 2022 au Qatar sont proches d’être inhumaines, marquées par des salaires dérisoires et des journées à les conduire. Au cours des dix dernières années et pour réussir à organiser cette compétition sportive, la plus regardée au monde, plusieurs centaines de milliers de travailleurs, principalement des pays d’Asie du Sud, se sont rendus au Qatar pour participer à la construction des sept stades dans lesquels elles auront lieu. Les matchs ont lieu mais aussi sur le nouveau site de l’aéroport ou pour créer de nouvelles routes, un métro ou encore des centaines d’hôtels.

Dans le Guardian, ces travailleurs disent haut et fort qu’ils ont été exploités et maltraités, victimes de promesses de salaire rompues. Entre la confiscation de leur passeport pour les empêcher de quitter le pays et la succession de mois sans bénéficier de congés payés, c’est une véritable épreuve à laquelle ils sont confrontés. Malgré la polémique et la mise en place de plusieurs réformes, la majorité des salariés regrettent que les lignes n’aient pas changé en ce qui concerne leur rémunération, et regrettent de n’être payés qu’au SMIC, soit 1,2 euro de temps. Des sommes modestes par rapport aux prix colossaux des billets fixés pour l’occasion : un match de premier tour à au moins 840 euros et un forfait 10 matchs en suite privée fixé à près d’un million d’euros.

« Nous avons construit ce pays »

Ce cri d’alarme est d’autant plus saisissant que le journal britannique tente d’interroger la population locale, indéniablement fière d’accueillir la Coupe du monde. « Nous sommes les …

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