news

« En France, critiquer son employeur c’est déjà compliqué, donc pour les exploités… / Mondial 2022 / Documentaire / SOFOOT.com

Le coup d’envoi de la Coupe du monde au Qatar approche, alors que la question des droits des travailleurs migrants est toujours au centre des préoccupations. Impliquée depuis 2010 et dans l’attribution du tournoi à l’Etat du Golfe, Amnesty International sort cette semaine un documentaire, Les Exploités du Qatar, basé sur des témoignages d’ouvriers recueillis sur place. Arnaud Constant, co-directeur accompagné de Nicolas Thomas et Lola Schulmann, chargée de plaidoyer au sein de l’ONG, détaillent leur démarche et attendent avec impatience les engagements des autorités compétentes.

Tom Binet Interview vendredi 16 septembre Edité vendredi 16 septembre à 16h44

Le sujet de votre documentaire est évidemment fort. Quelles principales contraintes avez-vous rencontrées ?
Arnaud Constant : Nous avons l’habitude de parler des violations des droits de l’homme avec les victimes, sauf que nous avons généralement affaire à des gens qui ont l’habitude de parler. Ici, on parle d’employés, d’ouvriers. Il est difficile de les faire parler, au risque de faire porter le chapeau à leur employeur. Pour nous Français, il peut déjà être difficile de critiquer son employeur, alors pour les travailleurs exploités du Qatar, cela l’est encore plus. Par ailleurs, le souci était aussi celui de savoir comment mettre en scène et illustrer ces témoignages. Nous avions la double contrainte de devoir montrer des figures humaines sans les identifier. D’où ce choix de dessins et d’animations.

« La préoccupation était de savoir comment mettre en scène et illustrer ces témoignages. Nous avions la double contrainte de devoir montrer des figures humaines sans les identifier. D’où ce choix de dessins et d’animations. »Arnaud Costante

Comment pouvez-vous réussir à vous éloigner de ces témoignages très forts ?
AC : Pour une fois, nous nous sommes appuyés sur des témoignages déjà faits par nos…

Articles similaires

Bouton retour en haut de la page