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Football : « Il faut faire confiance », s’éclaire l’ancien joueur Laurent Poujol avant que Rodez ne reprenne l’avion ce samedi

En déplacement au Paris FC samedi 17 septembre à l’occasion de la neuvième journée de Ligue 2, la RAF va vivre son premier vol des aventures du trajet en avion Rodez – Guingamp, il y a deux semaines. L’ancien défenseur ruthène Laurent Poujol, présent sur le vol Rodez-Bastia en 2004 déjà marqué par une grande frayeur, raconte les traces que ce type d’accident peut laisser et la voie à suivre. Entretien.

La mésaventure rencontrée par la RAF il y a deux semaines, avec le demi-tour effectué à cause de la fumée envahissant l’avion, vous a-t-elle rappelé de mauvais souvenirs ?

Oui, cela a ravivé les souvenirs. Même si ce qui s’est passé n’est pas le même. Ils ont vu de la fumée et se sont retournés. Nous avons vu un membre de l’équipe franchir la porte. J’ai encore l’image de Patrick Videira debout pour demander au pilote combien de temps il restait avant son arrivée, car il voulait uriner. Puis il se rassit, s’attacha, et quelques instants plus tard la porte de l’avion, devant laquelle se trouvait son siège, s’ouvrit. Avec la dépressurisation, son siège a été aspiré et il s’est retrouvé les jambes dans le vide. Cela a duré quelques secondes puis est revenu à l’avion. Puis nous nous sommes blottis devant jusqu’à la fin du vol. Nous ne l’avons su que tard, mais le risque était que la porte se détache complètement. Il n’était tenu que par une articulation et risquait de heurter une hélice et de rendre l’avion incontrôlable.

Quel traumatisme cet accident a-t-il laissé ?

Le président Jean-Louis Gayrard nous attendait à l’aéroport, sans savoir ce qui nous était arrivé. Quand il nous a vus, il a tout de suite compris… Une cellule…

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