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La Fédération italienne enquête sur 62 transferts suspects, dont celui de Lille Osimhen vers Naples

Serait-ce le début de la fin des petits accords entre amis du marché des transferts ? C’est la question qui se pose après les informations publiées en Italie par La Repubblica (et confirmées par la suite par la Gazzetta dello sport) et selon lesquelles la Fédération italienne de football (FIGC) enquête sur des transferts suspects effectués par des clubs de football. dans le collimateur des enquêteurs, des transferts gonflés négociés entre deux clubs soucieux de respecter les règles de fair-play financier de l’UEFA.

La manipulation est connue : lorsqu’un club achète un joueur, il peut amortir (ou aplanir) le montant qu’il vient de dépenser sur plusieurs saisons dans ses lignes de compte. Mais lorsqu’il en vend un, il peut au contraire comptabiliser l’intégralité du montant encaissé pour la saison en cours sur ces mêmes lignes de compte, même si les paiements de l’acquéreur sont différés sur plusieurs années.

L’échange Pjanic/Arthur, un deal gagnant pour le Barça et la Juve

Prenons l’un des cas (scolaires) actuellement dans le viseur de la Fed italienne : l’échange Pjanic/Arthur entre le Barça et la Juve à l’été 2020. Le milieu de terrain serbe della Vecchia Signora avait rejoint les Blaugrana contre 60 millions d’euros pour un quatre. contrat d’un an, alors qu’Arthur a fait l’inverse contre 72 millions d’euros, pour cinq ans.

Au-delà du fait que ces sommes, pour des joueurs de cet âge et/ou de cette qualité, paraissaient complètement farfelues, cet échange a permis aux deux clubs de retrouver leur compte et de s’affranchir, sur le papier, à travers les hacks comptables que nous venons de détailler, une plus-value d’environ 50 millions d’euros (Pjanic avait coûté environ 15 millions par an au Barça et Arthur 14,5 à la Juve). Ces transferts font partie des 62 visés par la FIGC, tout comme celui de l’ancien Lillois Victor Osimhen à Naples.

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