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Le football professionnel ne sera plus joué le 5 mai

Le 5 mai 1992, une tribune du stade Furiani en Corse s’effondre, tuant dix-neuf personnes. ÉRIC CABANIS / AFP

Vingt-neuf ans après la catastrophe du stade Furiani, qui a fait dix-neuf morts le 5 mai 1992, le collectif des familles de victimes a eu gain de cause, malgré les réticences de la Lega et de la Football Association. Jeudi 14 octobre, le Parlement a définitivement approuvé un projet de loi stipulant qu’aucun match de football professionnel ne sera disputé en France le 5 mai.

Le Sénat a voté à main levée, sans modifications, le texte porté par le député corse Michel Castellani (Libertés et territoires), que l’Assemblée nationale avait adopté en février 2020. Le projet de loi a été mis à l’ordre du jour du Sénat au sein d’une parlementaire » niche » réservée au groupe écologiste, dont fait partie le sénateur de Haute-Corse, Paul-Toussaint Paris.

Bien que le projet de loi soit soutenu par le gouvernement, la ministre Roxana Maracineanu n’était pas présente aux côtés du président de la République, Emmanuel Macron, ce que les sénateurs ont regretté. La ministre en charge de la ville, Nadia Hai, a pour sa part précisé que le texte ne prévoit pas de sanctions, car le ministère des Sports « collabore avec les autorités du football » pour faire respecter le gel des matches. Selon elle, il s’agit de mettre en place « un cadre de mémoire durable pour lutter contre l’oubli ».

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D’une portée juridique limitée, l’adoption de ce texte est pourtant hautement symbolique, quelques mois après le 30e anniversaire de la tragédie de Furiani. « Le recours à la loi constitue le dernier espoir pour le collectif des victimes d’être…

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