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Le football sous pavillon français est-il voué à disparaître ?

À l’été 1987, les Girondins de Bordeaux, emmenés par Jean Tigana, sont au sommet : pour la troisième fois en quatre saisons, ils remportent le championnat de France, et marquent deux buts en remportant la Coupe de France pour la deuxième année en une ligne. Leur entraîneur n’est autre qu’Aimé Jacquet. Un certain Bernard Lacombe, deuxième meilleur buteur de l’histoire de ce qu’on appelle encore « P1 », termine sa carrière de joueur avec Bordeaux, et s’apprête à rejoindre le staff d’un jeune loup du football : Jean-Michel Aulas, 38 ans.

Le fondateur de la maison d’édition de logiciels de gestion Cegid vient d’accepter la présidence de l’Olympique Lyonnais, alors en deuxième division. Trente-cinq ans plus tard, les Girondins, passés des mains de financiers américains à celles d’un magnat luxembourgeois, sont au bord de la débâcle : relégués en Ligue 2 BKT en raison de résultats sportifs, ils pourraient être rétrogradés administrativement en National, demi- final – niveau professionnel, et ils sont même au bord de la liquidation administrative obligatoire. Quant à Jean-Michel Aulas, après la période florissante de l’OL dans les années 2000 (sept titres consécutifs de champion de France), la construction d’un stade propriété du club et l’introduction en bourse du groupe lyonnais, il se prépare de céder 66,5% des parts d’OL Groupe à l’américain John Textor.

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