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le retour dangereux des voyous

Se souvenir. C’était un bon moment. L’ère des stades à huis clos, des temps heureux où les joueurs n’étaient ni insultés ni rabaissés comme des animaux. On entendait l’écho de leurs voix dans les couloirs, nous rappelant que ces mercenaires du football étaient aussi humains que tout le monde. Et les arbitres ont pu regagner les vestiaires, sains et saufs, certes dans le silence cathédrale, mais protégés des hordes des « déconfinés ». Nostalgie de ces moments de paix intérieure où l’on pouvait voir le football en pratiquant la méditation ?

Je plaisante bien sûr. C’est toujours. L’alerte générale lancée par le ministre de l’Intérieur et le ministre des Sports est le signal d’une dérive très grave et très dangereuse dans le monde du football. Depuis le début du championnat de Ligue 1, on assiste à une nouvelle passion française : le lancer systématique de balles sur des hommes munis de crampons. Interruptions de jeu, sanctions sportives contre des clubs incapables de protéger les joueurs, rien ne semblait arrêter la violence d’une poignée de fous. De simples idiots ? Pas seulement.

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Cette violence irrationnelle est le signe d’un mal-être bien plus profond que ce que les autorités du football sont prêtes à dire. C’est, en partie, la conséquence d’une forme de frustration vécue pendant le confinement par les fans enfermés chez eux. Pourquoi le cacher ? En regardant les associations de supporters crier et insulter pendant les matchs qu’elles regardent à peine, on peut oser dire, paraphrasant Karl Marx, que le football est l’opium du peuple, que dans ces enceintes de béton, dans un aspect festif, un jeu se joue Autre jeu pour les pouvoirs publics, celui de canaliser la violence irrationnelle, née de grandes peurs sociales et de nouveaux phénomènes communautaires. Le grand défoulement. Le « Nous sommes à la maison! » « , …

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