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Le sondage Qatar qui interpelle la FFF

Un peu plus de deux mois après l’ouverture du tournoi, le résultat semble définitif. Selon une enquête mondiale menée par YouGov pour Amnesty International dans quinze pays, dont la France, sur 17 477 personnes, plus des deux tiers (67%) des adultes interrogés souhaitent que leur Fédération prenne publiquement position sur le respect des droits humains en Le Qatar qui accueillera la prochaine Coupe du monde (20 novembre-18 décembre). En France ce chiffre monte à 70%, comme en Norvège, qui avait notamment organisé, dans ses instances, un débat national sur un éventuel boycott – finalement rejeté – de la compétition, dans l’hypothèse où sa sélection se serait qualifiée. La présidente de la NFF, Lise Klaveness, avait également interpellé les dirigeants de la FIFA et du comité d’organisation du Qatar sur le sujet lors du congrès de Doha le 31 mars.

Le sondage d’Amnesty est une nouvelle façon d’interpeller la FFF sur le sujet, alors que son président, Noël Le Graët (80 ans), n’a jamais voulu entrer dans la polémique sur ce dossier délicat et hautement politique. Après le tirage au sort du tournoi, le 1er avril à Doha, il s’est dit « très content que nous venions jouer au Qatar ». « Ils ont fait beaucoup d’efforts, a expliqué le Breton. Le pays a fait d’énormes progrès sur le plan social, instaurant un salaire minimum (qui équivaut à 270 euros). Elle ne peut pas toujours être comparée à la France, qui a longtemps été une démocratie. Le coût humain – en souffrances, abus et morts – de cette Coupe du monde, la première organisée au Moyen-Orient, fait l’objet de débats houleux : des dizaines de milliers de travailleurs étrangers ont contribué à la construction des infrastructures nécessaires à l’organisation de le tournoi, depuis son attribution controversée à la petite péninsule du Golfe, le 2 décembre 2010.

« Une vraie exception française »…

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