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« Les statistiques dans le football ont envahi tous les esprits »

Ce n’est pas un journaliste, c’est une institution. Dans les années 2000, c’était aussi attendu que le jeu lui-même. Philippe Doucet, chroniqueur à Canal +, invente la palette qui analyse les faits du match à la mi-temps à travers les statistiques et la modélisation du terrain et des joueurs. Face à un Michel Platini circonspect et moqueur, Doucet va imposer cette révolution médiatique et participer à la fameuse « jambe » de Canal.

Mais la créature a (d’une manière ou d’une autre) échappé à son créateur – il l’admet lui-même : le football moderne a été inondé de statistiques et d’autres gadgets transformant le jeu en un vaste cabinet comptable et finalement déroulant le tapis rouge au VAR et à ses excès. On a donc comparé, avec le sourire, à ce docteur Frankenstein du ballon rond.

Le Point : Quelle est l’histoire de la palette ?

Philippe Doucet : L’outil existait, je n’ai pas inventé la palette graphique. Le football américain l’a déjà utilisé, par exemple. Charles Biétry l’avait utilisé à Canal + comme outil de post-analyse… Il a pris un match qui avait eu lieu trois jours plus tôt ou parfois en avant-match pour présenter une équipe. Lorsque nous avons acheté les droits de la Ligue des champions, Michel Denisot a réuni tout le monde et nous a encouragés à innover. J’ai donc suggéré la palette. Denisot y a réfléchi, il m’a posé une question : « Si vous marquez un but à la 40e minute, peut-on utiliser votre outil à la 45e minute ? « Alors j’ai menti honteusement en répondant : « Oui, bien sûr, Michel. Avec un air très confiant de moi que je n’ai jamais utilisé l’instrument. (Rires.) En 1999, nous l’avons lancé. J’ai toujours considéré la palette comme un outil pédagogique, un outil d’analyse. Il a depuis servi à bien d’autres choses…

Vous attendiez-vous à ce que votre instrument devienne…

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