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« On a reçu des lettres de menaces, je n’osais plus sortir… »

Pour explorer le métier de coach, pour le décrire avec justesse et justesse, Prolongation s’est tournée vers Cécile Traverse. Jamais la partenaire d’un entraîneur de football ne s’est confiée de la sorte. Pour son septième carton blanc, il raconte le vertige d’émotions que peut ressentir son partenaire d’entraînement durant une saison. Du frisson des montées au découragement des descentes, le couple se retrouve pris dans un déluge de sensations extrêmes.

« Travailler dans le football, c’est vivre un vertige constant et intense d’émotions. En un instant Jean-Marc peut descendre de son petit nuage et se retrouver au cœur du gouffre. Yannick Noah avait abordé ce quotidien du sportif de haut niveau, en oscillation continue entre le statut de héros et celui de pathétique. Ces mots me semblent très précis. Les émotions de Jean-Marc ne sont jamais vraiment équilibrées et durables, toujours nuancées, menacées. Tout se passe comme si c’était dans un ascenseur toujours en mouvement ou si c’était un pilote de chasse prenant G sur G.

Je ne prends pas un risque exagéré en disant qu’un entraîneur éprouve de l’anxiété presque tous les jours. Même lorsque son équipe enchaîne les victoires, un élément peut toujours assombrir la sérénité de Jean-Marc : une blessure, un joueur malade, un problème de transport… Même en l’absence de ce type de grain de sable pour stopper la machine. , il parvient à faire des « noeuds dans le cerveau ». Quand son équipe gagne, méfiez-vous de l’euphorie. La logique voudrait, pour certains, qu’il garde le même onze lors du prochain match, mais s’interroge : il veut montrer à chaque joueur qu’il fait partie de l’aventure. Pensez toujours systématiquement. Une défaite peut le faire beaucoup souffrir, comme je vous l’ai déjà dit, …

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