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Transnistrie : Existent-ils grâce au football ?

Phénomène géopolitique et sportif exceptionnel, la présence en Ligue des champions du shérif Tiraspol, qui affronte mercredi soir le prestigieux Real de Madrid, illustre la schizophrénie de la Transnistrie. Ce territoire, qui s’est effectivement séparé de la Moldavie en 1992, oscille constamment entre son affiliation légale avec ce pays et sa proximité avec la Russie, qui le soutient financièrement à distance et y possède une base militaire.

Principal club de football de la région séparatiste, construit et financé par la tentaculaire holding du shérif contrôlée par l’oligarque Viktor Gouchane, le club joue toujours dans la ligue moldave et ses joueurs peuvent jouer dans l’équipe nationale moldave. Le système politique, économique et sportif de la Transnistrie est absolument incomparable. Analyse d’une construction géopolitique inédite, entre sport, corruption et blanchiment d’argent.

Un « pays qui n’existe pas » ?

« Toutes les choses que vous verrez ici sont fausses », prévient un passant dans les rues de Tiraspol, la capitale de la Transnistrie. L’arrivée du Real de Madrid, « le club le plus titré au monde » selon le site officiel du shérif, approche, et les autorités locales ont donné des instructions. Les bancs sont repeints, les trottoirs sont fleuris, les drapeaux sont hissés. Partout, le marteau et la faucille se mélangent aux couleurs russes et transnistriennes.

Statue de Lénine à Tiraspol. Sur le bâtiment, les drapeaux transistrien et russe. L. Aubin, Fourni par l’auteur

Tout sauf un hasard, l’hôtel de luxe qui accueille l’équipe madrilène s’appelle « Rossia ». Le bureau local de Russie unie, le parti de Vladimir Poutine, est situé dans le bâtiment voisin.

Comme aux plus belles heures de l’URSS, Tiraspol, où 130 000 dieux…

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